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Refuge d'Ayous - Refuge de Pombie
Jeudi 13 août 2009 - Etape 3/6



 Une longue, longue montée vers le col de Suzon...
  


 

 





6h45 me voilà debout, m’étirant après une belle nuit au bord du lac Gentau. Je ne peux m’empêcher de photographier encore une fois le pic d’Ossau, mais cette fois-ci au lever du jour. Sur les reflets argentés de l’eau se détachent les oreilles de l’âne qui a partagé notre bivouac toute la nuit. Heureusement pour nous randonneurs, il est resté sage.

Un bon petit-déjeuner, un dernier coup d’œil sur la carte et le parcours du jour et me voilà parti pour le refuge de Pombie. Descente obligatoire vers le lac de Bious-Artigues, agréable au départ mais pas vraiment géniale dans son final puisque mes pieds s’échauffent inutilement sur une longue et presque interminable portion bétonnée.


Enfin, à 9h45 j’entame les premiers lacets du bois de Bious-Artigues, je me réconcilie avec mes pieds et mes chaussures heureuses de retrouver un terrain approprié. Le sentier est assez pentu, mais les muscles sont chauds et tout va bien.

 







 




 














A 11h15, j’ai passé le col de Moundelhs et j’en profite pour une première pause repas. Comme à l’accoutumée, c’est le moment de sortir fruits secs et saucisson. La météo est très favorable et le soleil tape quand même sérieusement. Un ruisseau à proximité me permet de me rafraîchir à volonté. Comme chaque fois, je trempe ma casquette dans cette eau fraîche et la repose sur ma tête, une sensation de bien être et d’une grande fraîcheur me donne des forces supplémentaires au moment d’aborder la partie sérieuse de la journée. Vers 11h35 je repars vers le col de Suzon.














12h25, je suis au col de Suzon. La montée a été plutôt difficile, non pas vraiment à cause du dénivelé mais plutôt à cause de la chaleur omniprésente depuis le matin. Mon sac à 18kg, s’allègera un peu plus tous les jours, les sommets devraient être plus accessibles en fin de semaine.

Cette montée me permet d’approcher la face Est du pic d’Ossau, en deux jours j’aurai pratiquement fait le tour de cette énorme dent (c’est vrai que de loin on dirait une énorme molaire)

A 13h20, je descends vers le refuge de Pombie et la surprise de traverser un long ébouli avant de toucher le refuge. En effet, 25 minutes de marche sur les cailloux, avant le final, j’avoue que je préfère les bons vieux sentiers de vaches. 13h50 j’arrive au refuge, un petit lac va me permettre de me rafraîchir, ce coup-ci je ne me baignerai pas mais j’irai bien faire trempette…














Ce soir encore, la proximité des autres randonneurs au bivouac me permet de partager nos aventures. On y croise des gens étonnants, humbles et souvent terriblement expérimentés. Ainsi un couple d’espagnols, des catalans venus de Barcelone me parleront d’escalade, eux, ils sont la pour le pic d’Ossau, la face nord. Je me sens soudain si petit face à un tel niveau, respect les alpinistes et bon courage pour la face nord demain.