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 ETAPE 5 : Barèges - Refuge de Bastanet

 

Retour vers les montagnes, après une interruption de huit jours. Un sac revu à la baisse (17kg), un créneau météo favorable va me permettre de terminer ce trek en beauté puisqu'il s'agît de traverser une partie de la réserve naturelle du Néouvielle, une merveille des pyrénées centrales. En résumé : Que du bonheur...

Vendredi 8 août, 16h15, mon épouse me dépose au pont de la Gaubie à Barèges. Je décide de passer la nuit aux abords des cabanes de la pègue, à 1h15 de marche du pont. La météo en fin d'après-midi annonce une nuit fraîche et très humide.

Quelques minutes après mon départ j'entre dans un paysage magnifique. La brume sur les hauteurs terni un peu cette fin d'après-midi. La cadence est plutôt rapide et je préfère ne pas traîner, craignant que la météo ne se dégrade plus vite que prévu. 

En avant vers la zone de bivouac

 


 

Respecter l'envirronnement, ici celà veut dire refermer le portillon !

 

 

La trace du GR, omniprésente

 

 

A 17h30, j'arrive sur ma zone de bivouac. La brume persiste toujours et la nuit s'annonce humide. Quelques randonneurs descendent du col de Madamète, certains me souhaitent bon courage pour la nuit.  En une poignée de minutes mon domicile est tendu, maintenant attendons la nuit.

 

 

Le bivouac aux cabanes de la Pègue (1945m)

 

 

La nuit sera humide (dehors!) à l'intérieur R.A.S

 

 

Samedi 9 août 2008, à 7h00, ma tente est toujours dans l'ombre mais les crêtes qui m'entourent sont progressivement éclairées par un soleil radieux qui réchauffe la vallée. Je pense que je vais passer une excellente journée. 8h00, départ pour une longue randonnée qui me mènera au refuge du Bastanet.

Le paysage est somptueux, je monte lentement vers Aygues-Cluses (eaux enfermées, selon la traduction locale). Traversant des sapinières aux abords desquelles sont éparpillés de nombreux rochers, je réalise à quel point la nature fait bien les choses.

En montant vers Aygues-Cluses

 

 

9h15, arrivée à la cabane d'Aygues-Cluses (2150m)

 

 

Tempête de ciel bleu pour aborder les lacs de Madamète. A 9h50, je traverse les derniers éboulis qui me mènent au col de Madamète. Au col, la vue est magnifique côté sud elle plonge vers les lacs de la réserve du Néouvielle et côté nord, sur la chaîne des reliefs du Pic du midi de Bigorre, cette proximité visuelle me donne par ailleurs l'occasion de passer un coup de fil. 

 

Lacs de Madamète

 

 

Col de Madamète (2509m)

 

 

Vue du Pic du Midi de Bigorre à partir du col de Madamète

 

 

Le temps d'une courte pause et je redescends vers le lac d'Aumar. Le site qui s'offre à moi est tout simplement superbe. Depuis le début de ce trek, c'est je crois ce que j'ai vu de mieux.

 

Gourg de Rabas, en descendant vers le lac d'Aumar

 

 

Paysage escarpé, semé de lacs tous plus beaux les uns que les autres. Pins à crochets, j'entre dans la réserve naturelle du Néouvielle. Mon appareil  photo va chauffer, à chaque lacet, chaque détour est  une photo qu'il ne faut pas rater. J'en  prends plein les yeux et je décide de  faire une pause repas au lac  d'Aumar que je rejoins à 12h25.


 

Lac d'Aumar, une merveille (2193m)

 

 


Au fond, le pic  de Néouvielle (ou d'Aubert)

 

 

12h50, avec quelques calories en plus, je continue mon trajet vers le col d'Estoudou. A cet endroit, le GR10 emprunte un petit sentier au milieu des pins de la pinède des passades d'Aumar. Là aussi tout est beau même si l'effort en pleine chaleur est au rendez-vous. Je profite de mon passage dans cette pinède pour immortaliser le superbe lac d'Orédon.


 

Lac d'Orédon