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Dimanche 27 juillet 2008. La météo est au vert, 30° dans la vallée, un bon 26° au lac d'Estaing point de départ d'un trek de 6 jours dans les pyrénées. L'itinéraire prévu : le célèbre GR10 avec quelques petites variantes aménagées pour l'occasion. Mon objectif : réaliser ces 6 journées de marche en autonomie quasi complète, reliant le lac d'Estaing à Artigues (sur la célèbre route du Tourmalet). Le sac : un lôwe alpine "Salient". Pour ce trek, il est rempli au maximum et j'ai même dû ajouter deux poches additionnelles sur la ceinture qui me permettront d'y placer le petit matériel nécessaire à l'orientation, barres énergétiques, papiers etc.. Son poids au départ : 26kg. Je suis inquiet, mais tellement impatient de me lancer sur ce GR10 que le poids fini par passer au second plan.
Je suis venu en famille au lac d'Estaing, et après avoir partagé un bon déjeuner au bord du lac, je décide de me lancer vers mon aventure. Le but de la journée : rejoindre pour la fin de l'après-midi, le lac d'Ilhéou où je passerai la nuit.
14h40, il fait chaud au bord du lac d'Estaing, je charge mon sac, embrasse la famille et me voici parti dans les premiers lacets de la sapinière traversée par le GR10. On ne peut pas vraiment parler de fraîcheur sous les sapins, mais d'ombre qui pour ce premier kilomètre me permet d'aborder plus facilement cette difficulté. En effet le col d'Ilhéou est à 6km pour un dénivelé de +1079m. Un sacré effort avec cette chaleur, peut-être pour m'aider à digérer mon repas de midi !
Deux heures plus tard, à 16h40, j'ai marché 3km, et monté 722m arrivant ainsi à hauteur de la cabane de Barbat. La chaleur est toujours là, je consulte ma carte et à partir de ce point, le sentier du GR10 attaque les courbes de niveau de face. Mauvais signe, ça va être encore plus dur. Le GR tient toutes ses promesses, le sentier monte vertigineusement au milieu de l'estive et des moutons qui me regardent tranquillement souffrir sur la pente. Un instant je les envie de pouvoir se déplacer en trottant sur de tels dénivelés, certains sont là, assis sur le sentier, me barrant provisoirement la route, me regardant dans l'indifférence la plus totale, ma foi, ils sont aussi chez eux dans cette vallée.
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